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USA : à la découverte du nord ouest
juillet 2025

USA : à la découverte du nord ouest.

Washington · Montana · Wyoming

Un an après notre road trip entre Denver et Los Angeles, nous repartons aux États-Unis pour un nouveau voyage, cette fois dans le Nord-Ouest américain. L’année précédente, nous avions beaucoup aimé cette façon de voyager : louer un 4x4, prendre la route, traverser de grands paysages et découvrir les parcs au fil de l’itinéraire. On avait donc envie de retrouver cette liberté, mais dans une région complètement différente.

Cette fois, nous choisissons de faire une boucle depuis Seattle. C’était plus simple d’un point de vue logistique, notamment pour louer la voiture et la rendre au même endroit. L’objectif était de découvrir de nouveaux parcs, de nouveaux paysages, et de continuer à explorer les États-Unis à notre rythme, entre routes panoramiques, randonnées, bivouacs et quelques pistes plus sauvages.

L'ITINÉRAIRE5 étapes
Parc National de North Cascades
WashingtonNorth Cascades
Parc National de Glacier
MontanaGlacier
Parc National de Yellowstone
WyomingYellowstone
Parc National de Grand Teton
WyomingGrand Teton
Parc National du Mount Rainier
WashingtonMount Rainier
Parc National de North Cascades
01Washington

Parc National de North Cascades

Introduction du parc

Le parc national de North Cascades marque notre première vraie étape dans les montagnes du Nord-Ouest américain. Depuis Seattle, il faut seulement quelques heures de route pour rejoindre l’entrée du parc, ce qui permet d’entrer assez vite dans une ambiance beaucoup plus sauvage. Par rapport aux autres parcs que nous avions visités jusque-là, North Cascades est aussi beaucoup moins fréquenté, ce qui nous plaisait plutôt bien. Il semblerait que ce soit d’ailleurs l’un des parcs nationaux les moins visités des États-Unis.

Dans la montée

Dans la montée

01 / 05

Pour commencer, nous partons dans le secteur de Hidden Lake Lookout, en bordure du parc. Un lookout désigne ici une ancienne tour de surveillance des feux de forêt, comme on en trouve beaucoup dans les montagnes américaines. Ce sont souvent de petites cabanes perchées en hauteur, avec des vues à 360 degrés, qui permettaient aux rangers de repérer les départs de feu. Certaines sont encore utilisées, d’autres ne le sont plus, mais elles restent de très beaux objectifs de randonnée, notamment quand on peut y passer la nuit.

Hidden Lake dans la brume matinale

Hidden Lake dans la brume matinale

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c'est raté pour dormir dans le lookout mais ce sera tout de même un beau bivouac !

Notre idée de départ était justement de dormir dans le Hidden Lake Lookout. L’avantage de ce secteur, c’est qu’une partie de la randonnée se trouve en dehors du parc national, ce qui permet de bivouaquer sans avoir besoin d’un wilderness permit, à condition de rester hors des limites du parc. En arrivant au lookout, une famille était déjà installée à l’intérieur. Nous décidons donc de les laisser profiter de l’endroit seuls, et nous allons planter la tente un peu plus loin, sur une grande dalle de granit plate, avec une très belle vue sur Hidden Lake. Le lac, lui, se trouve dans le parc, mais notre emplacement de bivouac était juste en bordure.

Lagopède

Lagopède

01 / 04

nous continuons dans le secteur de cascade pass

Le lendemain, nous redescendons puis nous allons récupérer un wilderness permit pour partir sur une boucle de deux jours dans le secteur de Cascade Pass et Sahale Arm. Cette fois, nous entrons vraiment dans le parc national, avec des règles de bivouac plus strictes. À l’origine, nous aurions aimé dormir au Sahale Glacier Camp, un campsite assez réputé pour son emplacement, mais il était déjà complet depuis plusieurs mois. Nous obtenons finalement un permis pour un autre campsite un peu plus bas, dans la forêt. Cela nous permet quand même de monter vers Sahale Arm et de profiter des vues sur les sommets et les glaciers autour de nous. C’est aussi dans ce secteur que nous voyons nos premières mountain goats du voyage, ces grandes chèvres blanches assez peu farouches, qui deviennent vite l’un des symboles de la faune des montagnes du Nord-Ouest américain.

Romain observe le panorama

Romain observe le panorama

01 / 02

retour au campement dans la nuit...

Même si nous ne dormons pas au Sahale Glacier Camp, nous montons quand même jusqu’au secteur de Sahale Arm pour profiter du lieu jusqu’au coucher du soleil. La lumière devient vraiment belle sur les sommets et les glaciers autour de nous, et on prend le temps de rester là-haut jusqu’au dernier moment. On comprend vite pourquoi ce campsite est aussi prisé : l’emplacement est exceptionnel, avec une vue très ouverte sur les montagnes de North Cascades.

C’est aussi pendant cette fin de journée que nous observons le plus d’animaux. Nous passons beaucoup de temps à photographier les mountain goats, assez peu farouches, qui évoluent tranquillement autour du sentier. On voit aussi un lagopède et plusieurs pikas, ces petits animaux que l’on entend souvent avant de les apercevoir entre les rochers. Entre les paysages, la lumière du soir et la faune, ce secteur restera l’un de nos meilleurs souvenirs de North Cascades.

Diablo lake

Diablo lake

01 / 02

nous plions le camp reprenons la route

Nous redescendons ensuite vers notre campsite, un peu plus bas dans la forêt, en terminant la marche de nuit. Le lendemain, avant de quitter North Cascades, nous parcourons une partie de la route panoramique du parc. Contrairement à beaucoup d’autres parcs nationaux américains, North Cascades n’a pas de frais d’entrée, et l’accès se fait de manière assez simple, sans poste d’entrée classique.

Avant de reprendre la route vers l’est, nous faisons encore un arrêt à Diablo Lake Overlook. C’est l’un des points de vue les plus connus du parc, avec une vue sur le lac et sa couleur turquoise assez saisissante. Après cette dernière pause, nous quittons North Cascades et prenons la direction du Montana, vers le parc national de Glacier. La route entre les deux parcs est longue, environ 11 heures au total, donc nous faisons une étape à Spokane pour couper le trajet avant de repartir le lendemain.

DépartNorth Cascades
ArrivéeGlacier

11 hde route

Parc National de Glacier
02Montana

Parc National de Glacier

Introduction du parc

Le parc national de Glacier était sûrement celui que j’attendais le plus pendant ce voyage. À l’origine, nous avions envisagé de monter jusqu’aux parcs canadiens, mais cela compliquait beaucoup l’itinéraire et rallongeait trop le road trip. Glacier s’est donc imposé comme une très belle alternative, avec des paysages qui rappellent déjà les montagnes du Canada. Le parc se trouve d’ailleurs tout au nord du Montana, à la frontière canadienne, juste à côté de Waterton Lakes National Park.

Ce parc nous attirait aussi pour son relief très différent des autres parcs du Nord-Ouest. Les montagnes y sont plus ouvertes, avec une géologie particulière, des strates visibles dans la roche, de grandes vallées glaciaires et des lacs aux couleurs incroyables. C’est un décor que l’on ne retrouve pas vraiment en Europe, et c’est aussi le parc où nous resterons finalement le plus longtemps et où nous randonnerons le plus pendant ce voyage.

Depuis le lac Macdonald au petit matin

Depuis le lac Macdonald au petit matin

à la recherche d'un permis pour bivouaquer

Pour nos premiers jours dans le parc national de Glacier, nous nous installons dans le secteur du lac McDonald. Comme souvent dans les parcs américains, nous commençons par passer au bureau des rangers pour voir quels wilderness permits sont encore disponibles. Les secteurs les plus populaires sont déjà bien réservés, mais nous réussissons finalement à obtenir un permis pour une nuit à Gunsight Lake. Cela nous permet de prévoir une traversée sur deux jours, entre le secteur du lac McDonald et la route, du côté de Jackson Glacier Overlook. L’itinéraire complet fait environ 32 kilomètres, avec un bon dénivelé, ce qui en fait déjà une belle randonnée sur deux jours.

Gunsight lake en vue, il ne reste "plus" qu'à descendre !

Gunsight lake en vue, il ne reste "plus" qu'à descendre !

01 / 06

une belle boucle de 2 jours dans un secteur sauvage

L’itinéraire nous fait traverser une très belle partie du parc, avec plusieurs lacs sur le chemin, notamment Gunsight Lake et Lake Ellen Wilson. C’est une randonnée que nous avons vraiment beaucoup aimée et que l’on recommanderait facilement : les paysages sont superbes, et comme il faut marcher un certain temps pour s’éloigner des accès les plus simples, on croise finalement assez peu de monde. Nous avions envisagé au départ de prolonger l’itinéraire avec une autre nuit au bord d’un lac, mais nous ne le ferons finalement pas.

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Le genre de panneaux que nous voyons régulièrement à Glacier

Le genre de panneaux que nous voyons régulièrement à Glacier

01 / 05

attention aux grizzlis !

Glacier est aussi l’un des parcs où la présence des ours se fait le plus sentir. Au moment de récupérer notre permis, les rangers nous sensibilisent bien au sujet : ici, on peut croiser des ours noirs, mais aussi des grizzlys, plus imposants et potentiellement plus dangereux. On nous demande donc de partir avec un bear spray, un spray au poivre prévu pour repousser un ours en cas d’attaque. Sur le chemin, on reste forcément assez attentifs. On voit beaucoup de crottes d’ours sur le sentier, ce qui donne vraiment l’impression qu’ils peuvent être là, pas très loin. Vers Sperry Chalet, plusieurs personnes que nous croisons nous disent d’ailleurs avoir vu une ourse avec ses deux petits dans le secteur.

Près du campement de Gunsight lake, le matin

Près du campement de Gunsight lake, le matin

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le campement est atteint

Après une longue journée de marche, nous atteignons notre campement à Gunsight Lake presque au coucher du soleil. Le cadre est magnifique, au bord du lac, avec les montagnes autour. Pendant cette première journée, nous croisons aussi de nouveau des mountain goats, toujours aussi peu farouches, et nous entendons des pikas un peu partout dans les zones rocheuses. La nuit, une mountain goat vient même nous rendre visite près du campement, ce qui confirme bien à quel point ces animaux peuvent être habitués à la présence humaine dans certains secteurs du parc.

Des baies à perte de vue

orgie de baies

Le lendemain, nous reprenons la traversée pour rejoindre la route. Sur cette deuxième journée, on profite aussi beaucoup des petites baies que l’on trouve le long du chemin. Début août, c’est la pleine saison, et il y en a partout : des huckleberries, sortes de grosses myrtilles au goût très particulier, très connues dans cette région, des framboises, mais aussi des thimbleberries. Ces dernières ressemblent à des framboises plus plates et très fragiles, avec un goût vraiment fin et parfumé. C’est un détail, mais ça fait aussi partie de ce que l’on a adoré dans Glacier : ces longues randonnées où l’on marche au milieu des montagnes, en s’arrêtant régulièrement pour manger des baies sauvages sur le bord du sentier.

La fameuse vue de Hidden Lake

La fameuse vue de Hidden Lake

01 / 04

coucher de soleil à hidden lake pour terminer

Une fois la traversée terminée du côté de Jackson Glacier Overlook, il nous reste encore un petit défi logistique : récupérer la voiture, restée dans le secteur du lac McDonald. Nous devons donc prendre la navette du parc, que nous attendons assez longtemps. Le trajet prend lui aussi un certain temps, mais nous finissons par rejoindre Lake McDonald et récupérer notre 4x4.

Le soir, nous décidons de retourner en voiture vers Logan Pass pour faire une dernière petite randonnée avant la nuit : Hidden Lake Overlook. C’est une marche facile et très connue du parc, qui permet d’accéder assez rapidement à un beau point de vue sur Hidden Lake, avec Bearhat Mountain juste derrière. Après le coucher de soleil, nous reprenons la voiture de nuit et ressortons du parc.

Notre campement en lisière de forêt

Notre campement en lisière de forêt

01 / 03

trouver un spot pour la nuit

Comme nous n’avons pas de permis pour dormir dans le backcountry, ni de place dans les campgrounds du parc, nous devons trouver un endroit à l’extérieur pour dormir près de la voiture. Les campgrounds, ce sont les campings aménagés à l’intérieur des parcs nationaux, souvent assez rudimentaires et paradoxalement assez chers quand ils sont situés dans les parcs. Eux aussi sont très demandés en pleine saison. Nous roulons avec notre Jeep sur de raides chemins dans la montagne pour enfin trouver un endroit tranquille perdus au milieu de nulle part où planter la tente. C'est l'avantage d'avoir un 4X4 qui va partout !

Au loin, la suite de notre rando

Au loin, la suite de notre rando

01 / 04

direction le secteur de two medicine

À l’origine, j’aurais beaucoup aimé faire les randonnées les plus classiques du secteur de Many Glacier, connu pour ses grands lacs glaciaires. Mais sans permis de bivouac disponible là-bas, nous décidons finalement de partir vers un secteur moins fréquenté : Two Medicine. Le lendemain, nous nous lançons donc sur la Pitamakan-Dawson Loop, une grande boucle d’environ 30 kilomètres à la journée. L’itinéraire permet de découvrir une bonne partie de ce secteur, avec plusieurs lacs comme Oldman Lake, Pitamakan Lake ou No Name Lake, et de longues portions en balcon autour de montagnes très caractéristiques de la géologie de Glacier.

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Parc National de Glacier — photo 1

 

Jeune mouflon

Jeune mouflon

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RENCONTRE AVEC LES MOUFLONS

Il ne fait pas très beau, il y a du vent, et la journée est longue, donc il faut avancer à un bon rythme. Mais on croise à peine une dizaine de personnes sur toute la boucle, ce qui rend cette randonnée vraiment agréable et sauvage. Vers la fin de l’itinéraire, nous croisons aussi un petit troupeau de mouflons d’Amérique, ou bighorn sheep, avec quelques jeunes. C’est encore une belle rencontre côté faune, qui manquait à notre palmarès des animaux de montagne observés pendant le voyage.

Après cette longue journée, nous sommes quand même bien fatigués. Nous avons heureusement la chance de trouver une place au campground de Two Medicine, ce qui nous évite de devoir ressortir du parc pour chercher un endroit où dormir. Le soir, on peut donc simplement s’installer et aller se coucher directement après la randonnée.

La beauté dans les détails

glacier, je te reverrai !

J’aurais vraiment aimé rester encore plusieurs jours dans le parc national de Glacier. C’était le parc que j’attendais le plus pendant ce voyage, et on avait encore l’impression d’avoir vu seulement une partie de ce qu’il pouvait offrir. Mais il fallait continuer l’itinéraire et rejoindre les autres parcs prévus sur la boucle. Nous reprenons donc la route vers le sud, en direction du parc national de Yellowstone, avec encore plusieurs heures de trajet devant nous.

DépartGlacier
ArrivéeYellowstone

6 h 45de route

Parc National de Yellowstone
03Wyoming

Parc National de Yellowstone

Introduction du parc

Le parc national de Yellowstone est l’un des parcs les plus emblématiques des États-Unis. C’est aussi l’un des points les plus éloignés de notre boucle depuis Seattle : après cette étape, nous commencerons progressivement à repartir vers l’ouest pour continuer le voyage.

Yellowstone est un parc immense, et on s’en rend compte très vite en préparant l’itinéraire. Ce n’est pas un parc que l’on traverse rapidement : aller d’un secteur à l’autre peut déjà prendre plusieurs heures, et il faut presque une journée entière, voire plus, pour le parcourir d’un bout à l’autre en prenant le temps de s’arrêter. Comme nous n’avions pas prévu d’y rester très longtemps, il fallait donc forcément faire des choix.

De notre côté, nous arrivons par le nord, en venant de Glacier, avec l’objectif de voir quelques-uns des paysages les plus caractéristiques du parc. On voulait surtout découvrir son activité géothermique, ses geysers, ses bassins colorés et ces phénomènes naturels que l’on ne retrouve pas dans les autres parcs du voyage.

 

Arrivée à yellowstone

Après la route depuis Glacier, nous passons une nuit à Gardiner, l’une des dernières villes avant l’entrée nord du parc. On peut dire que nous visitons ensuite le parc un peu en mode touriste. Contrairement à Glacier, nous ne faisons pas de grande randonnée ni d’itinéraire sur plusieurs jours. L’idée est plutôt de se déplacer en voiture d’un secteur à l’autre, puis de faire de petites boucles à pied pour voir un maximum de choses en peu de temps. Le parc est absolument immense, sur 2/3 jours, il faut absolument capitaliser sur un secteur et ne pas essayer de partir d'un bout à l'autre du parc.

Parc National de Yellowstone — photo 1

 

01 / 03

MAMMOTH HOT SPRINGS

Le lendemain, nous commençons donc par le secteur de Mammoth Hot Springs. C’est notre premier vrai contact avec l’activité géothermique de Yellowstone. On se balade sur les passerelles en bois, au milieu des sources chaudes et des terrasses de travertin. Ce n’est pas encore l’image des grands geysers que l’on avait en tête, mais cela donne déjà un premier aperçu de cette partie très spécifique du parc.

Parc National de Yellowstone — photo 1

 

Parc National de Yellowstone — photo 1

 

01 / 07

Norris Geyser Basin

Nous reprenons ensuite la route vers Norris Geyser Basin, où l’on découvre davantage de bassins, de sources chaudes et de petites fumerolles. Nous parcourons les passerelles de Porcelain Basin et Back Basin, qui permettent de voir beaucoup de phénomènes géothermiques dans un espace assez réduit. C’est un secteur très intéressant, avec des couleurs, des vapeurs et des odeurs qui rappellent vraiment que le parc est posé sur une zone volcanique active.

Parc National de Yellowstone — photo 1

 

01 / 03

les EMBLéMATIQUES du parc

Plus tard dans la journée, nous rejoignons Grand Prismatic Spring, l’un des lieux les plus connus du parc. Pour mieux apprécier ses couleurs, nous montons jusqu’au Grand Prismatic Spring Overlook, un court aller-retour qui permet de prendre un peu de hauteur au-dessus de la source chaude. Depuis le point de vue, les cercles de couleurs autour du bassin se distinguent beaucoup mieux qu’au niveau des passerelles, et l’on comprend pourquoi cet endroit est devenu l’une des images les plus célèbres de Yellowstone.

En fin d’après-midi, nous terminons par Old Faithful, le geyser le plus emblématique du parc. Ses éruptions sont prévisibles, et les horaires estimés sont affichés sur place pour permettre aux visiteurs de s’organiser. Nous attendons donc le moment annoncé pour le voir jaillir, avant de rejoindre Madison Campground pour la nuit. Dormir à l’intérieur du parc est vraiment pratique à Yellowstone : cela évite de devoir ressortir le soir et permet de limiter un peu les trajets, qui prennent vite beaucoup de temps.

 

Parc National de Yellowstone — photo 1

 

01 / 03

l'impressionant Grand Canyon of the Yellowstone

Le lendemain, avant de quitter Yellowstone, nous découvrons un dernier secteur du parc : le Grand Canyon of the Yellowstone. C’est aussi ce qui montre à quel point le parc est vaste et varié. Après les geysers, les sources chaudes et les bassins colorés, on se retrouve cette fois face à un canyon creusé par la Yellowstone River, avec des parois jaunes et orangées et plusieurs points de vue sur les cascades.

Nous faisons une courte marche pour rejoindre l’un de ces points de vue et observer Lower Falls, la grande cascade du secteur. Le paysage est assez différent de ce que nous avions vu la veille, plus encaissé, plus minéral, avec la rivière qui serpente au fond du canyon. C’est une autre facette de Yellowstone, que l’on est contents d’avoir pu voir avant de reprendre la route.

Parc National de Yellowstone — photo 1

 

Il y a COMME UN GOÛT D'inachevé...

Yellowstone est aussi un parc très connu pour sa faune, notamment ses ours et ses bisons. Nous apercevons brièvement un grizzly dans la forêt, non loin de la route, juste assez longtemps pour réaliser à quel point ces animaux sont imposants. On reste quand même un peu déçus de ne pas en avoir observé davantage ailleurs dans le parc. Même chose pour les bisons, qui sont pourtant l’un des grands symboles de Yellowstone : nous n’y restons sans doute pas assez longtemps pour voir les grands troupeaux que l’on imaginait avant de venir.

On quitte donc Yellowstone avec l’impression d’en avoir vu seulement une petite partie. C’est un parc immense, qui demanderait beaucoup plus de temps. De notre côté, il faut continuer la boucle : nous reprenons la route vers le parc national de Grand Teton, tout proche de Yellowstone, avec environ une à deux heures de trajet selon le secteur d’où l’on part.

DépartYellowstone
ArrivéeGrand Teton

2 h 15de route

Parc National de Grand Teton
04Wyoming

Parc National de Grand Teton

Introduction du parc

Après Yellowstone, nous rejoignons le parc national de Grand Teton, situé juste plus au sud, dans le Wyoming. Les deux parcs sont très proches et s’enchaînent facilement dans un road trip, mais les paysages sont pourtant très différents. Après les geysers, les sources chaudes et les grands plateaux de Yellowstone, on retrouve ici un décor beaucoup plus alpin, dominé par une chaîne de montagnes très découpée.

Le parc doit son nom à la Teton Range, cette ligne de sommets qui forme l’image la plus emblématique de Grand Teton. Ce n’est pas forcément le parc auquel on pense en premier depuis l’Europe, mais il mérite vraiment une étape quand on visite cette région.

Parc National de Grand Teton — photo 1

 

01 / 03

PREMière nuit compliquée aux abords du parc

En arrivant depuis Yellowstone, nous réalisons assez vite que dormir autour de Grand Teton n’est pas si simple. Tous les campgrounds du parc sont déjà complets, et même les zones de dispersed camping autour du parc sont assez saturées. Beaucoup d’endroits sont interdits au camping, notamment près des routes et des accès les plus proches du parc. Nous finissons quand même par trouver un emplacement pour la nuit, grâce à une personne qui accepte de partager son spot avec nous. C’est aussi là que l’on comprend que, même si Grand Teton est moins connu depuis l’Europe, le parc est très apprécié des Américains.

Parc National de Grand Teton — photo 1

 

01 / 04

PUIS UNE ÉNORME RANDO À LA JOURNÉE

Le lendemain, nous partons pour une très grosse randonnée à la journée. À l’origine, j’aurais aimé dormir dans ce secteur, mais les campsites étaient déjà réservés. Comme souvent dans les parcs les plus demandés, si l’on n’a pas réussi à obtenir de permis, il faut soit renoncer, soit faire l’itinéraire à la journée. Nous choisissons donc la deuxième option, avec une grande boucle depuis Jenny Lake pour aller jusqu’à Lake Solitude.

Nous partons de Jenny Lake, l’un des lacs les plus connus du parc, avec la Teton Range en arrière-plan. C’est aussi l’un des endroits que l’on voit beaucoup en photo, avec les montagnes qui se reflètent dans l’eau quand les conditions sont bonnes. Depuis là, nous remontons vers Lake Solitude, un lac assez connu du parc, avant de revenir par l’autre versant, du côté de Holly Lake. La boucle est longue, autour de 40 kilomètres selon notre itinéraire, et il faut garder un bon rythme. On n’a pas vraiment le temps de faire de grandes pauses, mais cela permet de voir une très belle partie du parc en une seule journée.

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ET ENFIN UNE RANDO EN ITINÉRANCE !

Après cette première grosse randonnée, nous avions quand même envie de faire un bivouac près de Grand Teton. Comme il était difficile d’obtenir un permis à l’intérieur du parc, nous cherchons une option en bordure du parc national. Nous partons alors sur une boucle de deux jours au départ de Death Canyon Trailhead. L’idée est de marcher d’abord dans le parc national, puis de rejoindre la limite avec la Caribou-Targhee National Forest, où les règles de bivouac sont différentes.

Nous suivons d’abord Death Canyon Trail, avant de monter vers The Wall, une longue crête située à la limite entre le parc national et la National Forest. L’accès est un peu scabreux : le terrain est assez instable, avec des passages dans le pierrier, et il faut rester attentif. Mais une fois là-haut, le point de vue est vraiment superbe. D’un côté, on regarde vers le versant côté Idaho et la National Forest, avec de petits lacs en contrebas. De l’autre, on a une vue magnifique sur Grand Teton, les sommets du parc et d’autres lacs plus bas.

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Parc National de Grand Teton — photo 1

 

01 / 05

bivouac 3 étoiles à la limite du parc

Nous installons la tente sur cette crête, avec une vue très ouverte autour de nous. En contrebas, on distingue notamment Snowdrift Lake, un très beau lac glaciaire entouré de reliefs plus minéraux. C’est exactement le genre d’endroit que l’on espérait trouver : proche du parc, mais en dehors de ses limites, suffisamment isolé pour avoir l’impression de dormir vraiment en montagne.

Le lendemain, nous reprenons la boucle en revenant progressivement vers Grand Teton. L’itinéraire nous ramène ensuite vers Death Canyon, puis vers Phelps Lake, que l’on revoit avant de retrouver la voiture. Au total, la boucle fait environ 50 kilomètres, avec une première journée très costaud, autour de 1 900 mètres de dénivelé positif, puis encore environ 700 mètres le deuxième jour. C’est clairement un gros morceau, mais ça valait le coup pour pouvoir bivouaquer près du parc sans dépendre des permis déjà complets.

Parc National de Grand Teton — photo 1

 

01 / 03

observation de la faune et retour vers l'ouest

Le soir, nous prenons aussi le temps d’aller du côté de Moose Ponds, une petite marche facile près de Jenny Lake, connue pour les observations de moose, c’est-à-dire d’élans d’Amérique. On espérait en voir au moins un pendant notre passage à Grand Teton, et nous avons finalement la chance d’apercevoir une femelle avec son petit. On croise aussi d’autres cervidés avec leurs petits, ce qui complète encore un peu notre liste des animaux observés pendant le voyage.

Après ces derniers moments à Grand Teton, il est temps de reprendre la route vers l’ouest pour commencer à revenir en direction de Seattle. Il nous reste encore un dernier parc à découvrir avant la fin du voyage : le parc national de Mount Rainier. Mais avant d’y arriver, il faut traverser une grande partie de l’Idaho, puis continuer vers l’État de Washington. La route est longue et nous prendra presque une journée complète.

DépartGrand Teton
ArrivéeMount Rainier

13 hde route

Parc National du Mount Rainier
05Washington

Parc National du Mount Rainier

Introduction du parc

Le parc national de Mount Rainier est notre dernière étape avant la fin du voyage. Les paysages sont encore très différents de ce que l’on a vu jusque-là : ici, le parc est dominé par un immense volcan couvert de glaciers, qui donne son nom au parc et que l’on peut apercevoir de très loin quand la météo le permet.

Sur la route, avant même d’entrer dans le parc, nous avons d’ailleurs la chance de voir Mount Rainier se détacher à l’horizon. À ce moment-là, on se dit que les deux prochains jours s’annoncent plutôt bien.

Spoiler alert : ce sera à peu près la dernière fois qu’on le verra correctement. Une fois dans le parc, la météo se dégrade, les nuages s’installent, et Mount Rainier disparaît derrière un grand rideau gris. Comme nous n’avons que deux jours sur place, ça limite forcément beaucoup la visite. Au final, c’est sans doute le parc dont nous profiterons le moins pendant ce voyage, et clairement un endroit où il faudra revenir avec une météo un peu plus coopérative.

Parc National du Mount Rainier — photo 1

 

01 / 03

la seule et unique fois où nous verrons le mount rainier

Nous avions un peu anticipé la mauvaise météo à Mount Rainier et réservé une nuit à Packwood, dans un hôtel assez typique, un peu ambiance saloon. Comme de la pluie était annoncée, on s’était dit que ce ne serait pas plus mal de dormir au sec plutôt que sous la tente. Le soir de notre arrivée, nous profitons donc tranquillement de Packwood et allons manger en ville.

Le lendemain matin, la pluie est bien là. On se réfugie au Mountain Goat Coffee, un café local où l’on passe une bonne partie de la matinée en attendant une accalmie. La météo annonçait une fenêtre un peu plus calme dans l’après-midi, puis de nouveau de la pluie le soir. Le lendemain devait être meilleur, donc on décide de tenter notre chance quand même : sur le papier, le plan était simple. En pratique, évidemment, un peu moins.

En fin de matinée, nous allons au bureau des rangers pour récupérer un wilderness permit. À Mount Rainier, l’itinéraire le plus connu est le Wonderland Trail, qui fait le tour du volcan et dont les emplacements sont très demandés. Mais comme nous n’avons que peu de temps, nous ne cherchons pas à faire une grande section de plusieurs jours. Notre idée est plutôt de trouver un endroit où bivouaquer avec une belle vue, puis de faire une petite randonnée le lendemain avant de reprendre la route.

Cadre vide

bivouac sous la tempête

Ce qui est intéressant à Mount Rainier, c’est qu’en plus des campsites classiques, il est aussi possible de demander un permis pour certaines zones plus sauvages. Dans ce cas, on ne réserve pas un emplacement précis : on obtient un secteur, et il faut ensuite trouver soi-même un endroit adapté pour poser la tente. Ce n’est pas toujours le plus simple, parce que ces zones ne sont pas forcément très confortables pour camper, mais cela nous laisse un peu plus de liberté.

Nous obtenons finalement un permis pour bivouaquer sous Skyscraper Mountain. Sur la carte, l’endroit semblait parfait : un emplacement en hauteur, avec une très belle vue possible sur Mount Rainier. Spoiler alert numéro deux : la carte avait oublié de nous préciser l’option “nuit en machine à laver”. Nous installons la tente sur une pente assez exposée, dans les cailloux, sans vraiment d’abri. Dans la soirée, le vent se lève, puis la nuit tourne franchement à la tempête. Je passe une partie de la nuit à me demander si la tente va tenir ou finir sa vie quelque part dans l’État de Washington.

Quand le vent finit par se calmer, je me dis qu’au moins, tout ça aura peut-être valu le coup si la vue est belle au réveil. Sauf qu’au lever du jour, il n’y a pas de vue. Rien. Juste de la brume, du gris, et Mount Rainier complètement caché. Autant dire qu’on est un peu dégoûtés. On remballe donc la tente sans avoir vu le volcan, malgré tous nos efforts pour dormir face à lui.

Cadre vide

toujours pas de vue à mount fremount et il est déjà temps de repartir...

Pour ne pas repartir directement, nous décidons quand même de monter jusqu’à Mount Fremont Lookout, l’une des fire lookouts les plus connues du parc. Comme souvent aux États-Unis, il s’agit d’un ancien poste d’observation utilisé pour repérer les feux de forêt, perché en hauteur pour offrir une vue très dégagée. Enfin, en théorie. Ce matin-là, les nuages ne bougent pas vraiment, et la vue reste complètement bouchée. On aura donc vu le lookout, ce qui est déjà ça, mais pas le panorama pour lequel il est connu.

La randonnée n’est pas totalement perdue pour autant. Sur le chemin, nous apercevons un renard, quelques chipmunks, des marmottes, et nous mangeons aussi des myrtilles au bord du sentier. À défaut de vue, on se console comme on peut. Nous redescendons ensuite vers le secteur de Sunrise pour récupérer la voiture, avec une conclusion assez simple : Mount Rainier, il faudra revenir.

Cette étape marque aussi la fin de notre road trip. Le jour même, nous reprenons la route vers Seattle, puisque notre avion décolle le soir. Après cette dernière matinée dans le brouillard, nous quittons donc les parcs du Nord-Ouest américain pour rejoindre la ville et boucler la boucle, un an après notre premier road trip dans l’Ouest.

Julie Dzialoszynski.

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