

USA : LE SUD OUEST, DE DENVER à LOS ANGELES.
Colorado · Utah · Arizona · Californie
Nous atterrissons à Denver, dans le Colorado, et après avoir récupéré notre véhicule, nous partons en direction des Rocheuses et de notre premier parc national : Rocky Mountain.







Parc National de Rocky Mountain
Le parc national de Rocky Mountain est situé à environ une heure et demie de route de Denver, ce qui en fait une première étape assez logique après notre arrivée dans le Colorado. C’est un parc très populaire, mais aussi très représentatif des Rocheuses américaines, avec de grandes forêts de pins à perte de vue, des lacs d’altitude, des sommets élevés et des routes qui permettent déjà de monter très haut en voiture.
C’est notamment le cas de Trail Ridge Road, l’une des routes les plus connues du parc, qui atteint plus de 3 700 mètres d’altitude. Pour nous, Rocky Mountain marque donc vraiment l’entrée dans les paysages de montagne américains. C’est le premier parc national de ce road trip, et aussi notre première expérience de randonnée et de bivouac dans un parc national aux États-Unis.

nous quittons denver et ARRIVons à l'entrée du parc
Nous sommes en plein mois d'août et il fait déjà chaud, mais heureusement, le parc est en altitude et ces quelques jours entre 2 000 m et 3 500 m vont nous faire du bien !
L'objectif est de découvrir une partie du parc en itinérance, comme nous avons l'habitude de le faire par chez nous. Je dis bien "une partie", car on ne réalise pas avant d'y être allés à quel point les parcs américains sont immenses (parfois la taille d'une région entière en France !) et que souvent, il n'est possible d'en parcourir qu'une infime partie par les chemins de randonnée... Le reste n'est que pure nature, quasiment sans trace humaine.

il est compliqué de bivouaquer dans les parcs américains !
Habitués du bivouac dans les Alpes, c'est avec ce premier parc que nous découvrons à quel point il est fastidieux de randonner en itinérance dans les parcs nationaux américains ! Là-bas, pas de bivouac sans permis... et ils ne sont pas faciles à avoir. Les meilleurs emplacements sont réservés via une plateforme en ligne des mois à l'avance, et il ne reste souvent plus que les emplacements un peu moins prisés, qu'il faut venir réserver le jour J auprès du bureau du ranger. Pas vraiment de place pour l'improvisation et la spontanéité donc... ça perd un peu de charme, mais nous nous plions aux règles, pour la nature ça va dans le bon sens.
c'est parti pour 3 jours de rando !
Nous parvenons à réserver deux campsites pour faire une boucle de trois jours. Notre point de départ sera Bear Lake, un site très fréquenté du parc. Grâce à notre permis de bivouac, pas besoin de "Timed Entry", c'est-à-dire une réservation pour pouvoir accéder à la route qui mène au parking de départ, heureusement pour nous.

première nuit au bord d'odessa lake
Passé le premier kilomètre de marche, il n'y a déjà quasiment plus personne... Les visiteurs se garent pour la majorité au parking et marchent finalement très peu, donc les sentiers sont finalement très calmes. Au total, nous réalisons donc une boucle de 46 km avec deux bivouacs, dont un premier au bord d'un très joli lac d'altitude, Odessa Lake. La boucle que nous avons faite nous a permis de découvrir des paysages très variés : d'abord d'immenses forêts de pins ponctuées de très jolis lacs d'altitude, puis, le deuxième jour, une partie plus minérale, plus en altitude. Les parois de granit immenses de cette partie des Rocheuses sont impressionnantes, et il est difficile, via les photos, de rendre compte encore une fois de la démesure de ces paysages.

une faune variée et peu farouche
Enfin, côté faune, nous croisons nos premiers wapitis, d'énormes cervidés assez communs aux États-Unis et assez peu farouches. Évidemment, les rencontres avec les chipmunks, ces petits écureuils si caractéristiques, sont également nombreuses. D'une manière générale, la faune est riche et assez "approchable" comparée à celle que nous avons en France, probablement car les animaux ne sont pas chassés dans les parcs nationaux.
Nous étions bien évidemment préparés à l'éventualité d'une rencontre avec un ours. Dans le Nord-Ouest des États-Unis, ils sont assez fréquents. Lorsque l'on vient récupérer le permis de bivouac au bureau des rangers, il est demandé d'emporter un "bear canister", une sorte de boîte à ours dans laquelle il est obligatoire de stocker toute la nourriture ainsi que les objets odorants. Le soir au bivouac, il faut ensuite le stocker loin de la tente et également cuisiner à une certaine distance du campement. Il faut en fait limiter au maximum les odeurs sur le campement, afin de n'attirer aucun ours. C'est assez contraignant au début, mais les règles sont les mêmes dans tous les parcs où vivent les ours et nous nous y sommes habitués au fur et à mesure de nos visites.
≈6 h 15de route

Parc National des Arches
Après Rocky Mountain, nous quittons peu à peu les forêts et les montagnes du Colorado pour rejoindre les paysages beaucoup plus désertiques de l’Utah.Après Rocky Mountain, nous quittons peu à peu les forêts et les montagnes du Colorado pour rejoindre les paysages beaucoup plus désertiques de l’Utah. Le parc national d’Arches marque notre première vraie découverte de cette région, avec un décor très différent de ce que l’on connaît en Europe : de la roche ocre, des arches naturelles...
Arches est un parc assez facile à découvrir sur une courte durée. On peut y faire quelques randonnées, mais beaucoup de points d’intérêt sont aussi accessibles en voiture ou après de courtes marches. C’est ce qui en fait une bonne première étape en Utah : même en y passant peu de temps, on peut déjà avoir un bel aperçu de ces paysages si caractéristiques de l’Ouest américain.

l'aventure dans l'ouest commence à canyonland
Avant d’arriver au parc national d’Arches, nous passons une nuit aux portes de Canyonlands, au bord d’une falaise, avec la tente plantée juste à côté du 4x4. Depuis le campement, la vue sur les mesas donne déjà un bon aperçu de l’immensité des paysages de l’Ouest américain.
Le lendemain matin, nous assistons à un très beau lever de soleil depuis la tente. Les couleurs changent rapidement sur les falaises et les plateaux autour de nous. C’est une première nuit assez marquante dans l’Utah, avant de reprendre la route vers Moab et les arches.

peu de rando mais beaucoup de belles arches
Finalement, nous ne restons que très brièvement dans le parc national d’Arches. Une journée à peine, ce qui est peu pour un parc aussi vaste. Nous qui aimons d’habitude marcher et prendre le temps de nous éloigner un peu des itinéraires les plus évidents, nous faisons cette fois une visite assez classique : l’Arches Scenic Drive, des arrêts aux principaux points de vue, et seulement quelques courtes marches. Il faut dire qu’il fait vraiment très chaud, autour de 35 à 40 degrés, et que les conditions ne donnent pas franchement envie de partir randonner pendant des heures. Sur la journée, nous découvrons tout de même plusieurs secteurs emblématiques du parc : Double Arch, Petrified Dune Viewpoint, le point de vue sur Fiery Furnace, puis la route jusqu’au fond du parc.

devil's garden
À Devil’s Garden, nous faisons une petite boucle à pied qui nous permet de voir plusieurs arches dans une ambiance un peu plus reculée. C’est sans doute l’un des moments que nous apprécions le plus dans la journée, même si nous gardons une petite frustration de ne pas avoir pu explorer Arches plus en profondeur. En fin de journée, nous allons voir le coucher de soleil du côté de Delicate Arch, l’arche la plus connue du parc. Plutôt que de monter directement jusqu’à elle, nous faisons une courte marche pour l’observer d’un peu plus loin. La lumière est belle, les reliefs prennent des teintes chaudes, et même à distance, le lieu a quelque chose d’assez marquant. À l’origine, nous aurions aimé dormir dans le parc avec un permis de bivouac, mais tout était déjà réservé. Le soir, nous devons donc ressortir d’Arches et aller planter la tente ailleurs, avant de reprendre la route le lendemain en direction de Monument Valley.
≈3 h 15de route

Monument Valley
Monument Valley n’est pas un parc national, mais c’était pour nous un arrêt un peu incontournable sur la route. Après Arches, nous prenons la direction du territoire de la Nation navajo. On avait vraiment hâte de découvrir cet endroit mythique de l’Ouest américain, que l’on avait forcément beaucoup vu en photos avant d’y aller.

Forrest Gump Point
forrest gump point
Avant d’arriver à Monument Valley, nous faisons un arrêt à Forrest Gump Point. C’est un site très touristique, mais comme j’aime beaucoup le film, j’étais quand même contente de m’y arrêter pour prendre une photo à cet endroit où l’on voit Forrest Gump courir sur la route.
Sur place, la visite est finalement assez rapide. Au départ, nous aurions aimé dormir dans le secteur, mais les possibilités sont très limitées. Monument Valley est géré par la Nation navajo, avec des règles strictes, et sans guide, on ne peut pas vraiment se balader librement comme dans un parc national classique. Les visites accompagnées par un guide navajo permettent d’aller plus loin, mais elles représentent aussi un budget assez important.

une belle boucle en 4X4 pour visiter monument valley
Nous parcourons donc la Valley Drive en voiture, en nous arrêtant régulièrement près des mesas pour prendre des photos. C’est un peu frustrant de ne pas pouvoir marcher davantage, surtout dans un endroit pareil. On a vite l’impression que la visite est très cadrée : on suit la piste, on s’arrête quand on le souhaite, on prend des photos, puis on repart. Malgré ça, nous avons vraiment adoré l’endroit. Les mesas, ces formations rocheuses sont impressionnantes, les couleurs des rochers magnifiques, et la lumière de fin d’après-midi, avec un orage au loin, rendait le paysage encore plus beau.

un site très touristique mais à la hauteur de sa réputation
C’est clairement un lieu très touristique, et on a parfois eu l’impression d’être surtout traités comme des touristes. C’est le seul vrai bémol que l’on garde de cette visite, parce que pour le reste, Monument Valley nous a vraiment marqués. Même sans randonnée, même sur une seule journée, on comprend pourquoi cet endroit est devenu l’un des paysages les plus connus de l’Ouest américain.

stop à horseshoe bend
Le lendemain, nous reprenons la route vers le parc national de Grand Canyon. Comme la route est longue, nous faisons un arrêt à Horseshoe Bend, près de Page. Le lieu est très touristique : une courte marche depuis le parking, beaucoup de monde, et cette vue connue sur le fleuve Colorado qui forme une grande boucle dans le canyon. Il fait très chaud, donc la marche nous suffit largement. On fait la photo classique, comme tout le monde, mais on est quand même contents d’y être allés avant de continuer vers Grand Canyon.
≈5 hde route

Parc National de Grand Canyon
Le parc national de Grand Canyon fait partie de ces endroits que l’on avait forcément envie de voir pendant ce voyage. Mais en préparant l’étape, on réalise vite que ce n’est pas vraiment un parc que l’on “visite” en entier. Il est immense, avec plusieurs secteurs très éloignés les uns des autres, et il faudrait presque un voyage à part entière pour en découvrir différentes facettes. Avec notre itinéraire de deux semaines entre Denver et Los Angeles, il fallait donc faire un choix. De notre côté, nous décidons de rejoindre la North Rim.

arrivée à l'entrée nord de grand canyon
Après Horseshoe Bend et les paysages très secs autour de Page, le contraste est assez surprenant. La route monte progressivement vers le plateau de Kaibab, où l’on croise même des bisons. On arrive alors dans un environnement beaucoup plus vert et plus frais, à plus de 2 000 mètres d’altitude. C’est assez étonnant, parce qu’on associe facilement Grand Canyon à un décor aride et très chaud, alors que ce secteur de la North Rim donne une impression presque opposée.

bright angel point trail
Une fois sur place, nous passons d’abord du côté du Grand Canyon Lodge, ce grand bâtiment historique posé au bord du canyon. Depuis là, nous faisons une courte marche sur le Bright Angel Point Trail, qui permet d’accéder rapidement à plusieurs points de vue. Au début, il pleut un peu, puis le ciel finit par se dégager. Et là, le paysage s’ouvre vraiment devant nous, avec le canyon qui s’étend à perte de vue.
Même en n’en voyant qu’une petite partie, Grand Canyon impressionne immédiatement. C’est immense, difficile à saisir, presque impossible à comparer avec autre chose. La réputation du parc prend tout son sens une fois que l’on se retrouve face à cette étendue. Ce jour-là, nous ne faisons pas de grande randonnée : en plein mois d’août, la chaleur dans le canyon n’est pas vraiment propice à ce genre de projet, et nous n’avons de toute façon pas de permis pour dormir dans le parc.

une nuit ventée aux portes du parc
À la place, nous partons chercher un endroit où dormir en dispersed camping, en bordure du parc. Nous finissons par installer la tente au bord d’une falaise, avec une vue incroyable sur Grand Canyon. La nuit sera très venteuse, mais l’endroit est exceptionnel. On a vraiment l’impression d’être aux premières loges, seuls face à cette immensité.

Cape Royal Road
Le lendemain, avant de reprendre la route vers le parc national de Bryce Canyon, nous parcourons la Cape Royal Road, l’une des routes panoramiques de la North Rim. On s’arrête à plusieurs points de vue, notamment Point Imperial, Vista Encantada, Roosevelt Point, Walhalla Overlook, Angel’s Window et Cape Royal. Il fait plus chaud que la veille, mais les paysages restent vraiment magnifiques. Malgré ces deux jours sur place, on repart avec un petit goût d’inachevé. Grand Canyon fait partie de ces parcs où l’on aimerait revenir, sûrement à une autre saison, pour pouvoir marcher davantage sans les températures trop élevées de l’été.
≈4 hde route

Parc National de Bryce Canyon
Le parc national de Bryce Canyon a été notre coup de cœur du voyage. Les autres parcs étaient magnifiques aussi, mais celui-ci nous a particulièrement marqués. Avec ses hoodoos et ses paysages très atypiques, Bryce Canyon ne ressemble à rien de ce que l’on peut voir en Europe. Nous y avons passé deux jours sur place, et c’est aussi l’un des parcs où nous avons le plus marché.

arrivée le soir à sunset point
Après avoir quitté Grand Canyon, nous roulons une bonne partie de la journée pour rejoindre Bryce Canyon en fin d’après-midi. Nous arrivons juste à temps pour aller voir le coucher de soleil à Sunset Point. La lumière tombe sur l’amphithéâtre et nous donne un premier aperçu du parc. Dès ce premier soir, on sent que l’endroit va beaucoup nous plaire.

une première journée sur la peekaboo loop
Le lendemain, pour notre première vraie journée sur place, nous partons marcher sur la Peekaboo Loop, une boucle d’environ 10 kilomètres que nous avons vraiment beaucoup aimée. Elle permet d’avoir un excellent aperçu de Bryce Canyon quand on n’a pas énormément de temps : on descend dans l’amphithéâtre, on marche au milieu des hoodoos, les points de vue se succèdent, et on a vraiment l’impression de s’enfoncer dans le parc. Nous avons aussi été surpris de ne pas y trouver tant de monde que ça. Et comme Bryce Canyon est en altitude, il y fait beaucoup moins chaud que dans d’autres parcs du voyage, ce qui rend la randonnée vraiment agréable.
En fin de journée, nous retournons faire quelques photos du côté de Sunrise Point et Sunset Point, au bord de l’amphithéâtre. Le soir, nous dormons à l’hôtel, à Tropic. C’est l’une des rares nuits que nous passons en dehors de notre tente pendant le voyage, mais ces pauses font aussi du bien : elles permettent de laver quelques affaires et de se reposer un peu plus confortablement.

mossy cave trail et la route touristique le lendemain
Le deuxième jour, nous commençons par Mossy Cave Trail, une marche plus courte, avant de parcourir la scenic drive de Bryce Canyon. Sur cette route, nous nous arrêtons à plusieurs points de vue, notamment Inspiration Point, Bryce Point, Natural Bridge, Agua Canyon, Rainbow Point et Yovimpa Point. Cela permet de découvrir d’autres perspectives sur le parc, même si les paysages autour de l’amphithéâtre restent ceux qui nous marquent le plus.

une nuit dans la dixie national forest
Le soir, nous allons dormir du côté de Red Canyon, dans la Dixie National Forest. C’est une très belle alternative à Bryce Canyon : les paysages ressemblent beaucoup à ceux du parc, avec des hoodoos et des roches rouges, mais on n’est plus dans un parc national avec les mêmes contraintes. Nous pouvons donc installer la tente dans un cadre magnifique, presque au milieu des formations. On passe là une très belle soirée et une nuit vraiment chouette, avant de reprendre la route le lendemain vers le parc national de Zion.
≈1 h 30de route

Parc National de Zion
Le parc national de Zion marque un peu la fin de notre traversée des grands parcs de l’Ouest américain. Après lui, il nous restera surtout une longue route jusqu’à Los Angeles. Depuis Bryce Canyon, le trajet n’est pas très long, et nous quittons le parc en fin de matinée pour arriver à Zion en début d’après-midi.

Les paysages incroyables de zion
Encore une fois, les paysages changent complètement. À Zion, ce ne sont plus les hoodoos de Bryce Canyon, mais de grandes falaises rouges, parfois rosées ou blanches, très verticales, qui donnent une impression assez différente du reste du voyage. Le parc est aussi organisé autour d’un système de navettes : à partir d’un certain point, on ne peut plus avancer avec son propre véhicule dans le canyon principal, et il faut continuer en navette.
LA FAMEUSE RANDONNÉE D'ANGELS LANDING
Nous avons eu de la chance, car nous avions obtenu un permis pour Angels Landing la veille de notre arrivée. C’est l’une des randonnées les plus demandées du parc, avec un système de loterie pour accéder à la partie finale. La marche n’est pas très longue, mais elle est raide, assez aérienne par endroits, et bien équipée. Nous montons jusqu’au point de vue tout en haut, avant de redescendre pour continuer notre journée.

bivouac sur le west rim trail
En parallèle, nous avions aussi récupéré un wilderness permit pour passer la nuit dans le parc, sur un campsite le long du West Rim Trail. Après Angels Landing, nous poursuivons donc sur une partie de ce sentier. On ne fait pas l’itinéraire complet, ni une boucle, mais cette portion nous permet déjà de découvrir un secteur beaucoup plus calme. Beaucoup de monde s’arrête à Angels Landing, mais dès que l’on continue plus loin sur le West Rim Trail, il n’y a presque plus personne. On retrouve un côté plus sauvage et plus silencieux, tout en restant dans des paysages très impressionnants.

the narrows
Le lendemain, nous revenons par le même chemin jusqu’au point de départ, puis nous reprenons la navette pour aller faire une partie de The Narrows. C’est une randonnée un peu à part, où l’on marche directement dans l’eau, au fond du canyon, en s’aidant d’une sorte de bâton de pèlerin. Nous n’avons pas le temps d’aller très loin, donc nous y passons seulement deux ou trois heures. Mais même sur une courte portion, l’expérience est vraiment différente du reste du voyage.
On aurait aimé pouvoir faire une version plus longue de The Narrows, voire bivouaquer le long de la rivière, mais le timing était trop serré. Après cette dernière marche dans Zion, nous reprenons la navette, retrouvons la voiture, et quittons le parc pour entamer la route vers Los Angeles. Depuis Zion, il reste environ 700 kilomètres jusqu’à la côte californienne : presque une journée entière de route, qui marque vraiment la fin de la partie “parcs nationaux” du voyage.

dernière nuit sauvage à côté du 4X4
Après Zion, nous faisons un dernier bivouac dans un paysage désertique, pas très loin de Hurricane. La tente est installée à côté du 4x4, près de grandes formations rocheuses qui rappellent encore un peu les paysages traversés les jours précédents. Le lendemain, une très longue journée de route nous attend pour rejoindre Los Angeles. Nous faisons seulement un bref arrêt à Las Vegas, histoire de prendre la photo classique devant le panneau “Welcome to Fabulous Las Vegas”. Il fait autour de 40 degrés, la ville est bruyante, très fréquentée, et ce n’est pas vraiment ce que nous recherchons dans ce voyage. On repart donc assez vite.

traversée de la californie et arrivée à los angles !
La suite de la route nous marque finalement davantage que Las Vegas. On traverse de grands paysages désertiques, avec ces lignes droites interminables et cet horizon qui semble ne jamais se rapprocher. C’est le genre d’image que l’on a tous déjà vue dans les films, mais que l’on comprend vraiment une fois sur place, quand on passe des heures à rouler au milieu de cette immensité.
Nous avions envisagé de faire un détour par le parc national de Death Valley, mais le timing était trop serré. Ce sera pour une autre fois. En avançant vers la Californie, les paysages changent encore, avec les premiers Joshua trees, ces arbres de Josué typiques du désert de Mojave. Nous faisons aussi un arrêt rapide à Calico Ghost Town, un ancien village minier devenu très touristique, un peu attrape-touriste, mais quand même sympa à voir sur la route.
La journée se termine à Los Angeles, où nous passons deux jours avant de rentrer en France. Nous découvrons rapidement Santa Monica, Malibu, Hollywood et Hollywood Boulevard, sans vraiment nous attarder : après deux semaines dans les grands espaces, la ville nous parle forcément un peu moins. C’est là que s’achève ce road trip, après avoir traversé une partie immense de l’Ouest américain.
Julie Dzialoszynski.
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